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PRÉSENTATION

Alain de Tolédo, né après guerre dans une famille judéo-espagnole de mère salonicienne et de père originaire d'Edirne. Les familles sont venues en France autour de 1930, et avaient la nationalité espagnole ce qui les sauva pendant la guerre. Si les parents parlaient entre eux le judéo-espagnol il n'a pas été transmis de par une volonté d'intégration à la société française. C'est en 1978 qu'il assiste aux ateliers de judéo-espagnol du professeur Haïm Vidal Sephiha avec qui il fonde l'association Vidas largas en 1979. En 2010 avec l'ensemble des associations judéo-espagnoles il fonde Muestros Dezaparesidos.

 

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DESCRIPTION

Auteurs :

Henriette Asséo, Annie Bellaïche-Cohen, Muriel Flicoteaux, Corry Guttstadt, Xavier Rothéa, SabiSoulam, Alain de Toledo.

 

Au début de l’Occupation allemande, il y avait environ 35 000 Judéo-Espagnols en France. La majeure partie avait émigré des territoires issus de l’ancien Empire ottoman, des Etats des Balkans, du Levant et de régions de l’Empire austro-hongrois. Par le maintien de leur langue, le judéo-espagnol ou djudezmo, conservée depuis l’expulsion des territoires ibériques, comme par le maintien de traditions et d’une histoire commune, ils relevaient d’une civilisation à part entière. Établis sur tout le territoire français, ils formaient avant-guerre des communautés dynamiques avec un essor culturel et associatif tout en participant activement à la vie publique française. Durant la Shoah, plus de 5 300 Judéo-Espagnols de France, hommes, femmes et enfants, ont été arrêtés par les Allemands et la police de Vichy, déportés et exterminés. Mais pendant longtemps leur sort n’a pas été perçu comme une histoire spécifique ; il est demeuré l’un des chapitres inexplorés de la Shoah.

Le Mémorial comble ce vide. Il est le résultat de plus de dix années de travail collectif mené par le comité éditorial appuyé par un groupe de bénévoles, de chercheurs et d’historiens. Ce travail collectif basé sur la collecte originale de  témoignages et récits, mais aussi sur le dépouillement d’un nombre considérable de fonds d’archives, permet de reconstituer pour la première fois la liste des  5 300 personnes déportées de France, ainsi que celle des fusillés, et des morts dans les camps français. Il contient aussi la biographie et le parcours de plus de 80 déportés, complétés par des témoignages en français et en djudezmo.

 

Mais cet ouvrage est plus qu’un livre mémoriel.

Une première partie de 350 pages retrace l’histoire spécifique de ce groupe. Est exposée la situation dans les derniers temps de l’Empire ottoman et dans les États successeurs, dans les États indépendants des Balkans et dans toutes les aires de présence judéo-espagnole. Il décrit ensuite l’établissement en France, la diversité des conditions dans leur nouvelle contrée d’adoption et leurs espoirs. Les chapitres suivants sont consacrés à la politique d’exclusion et de persécution des Allemands et du régime de Vichy pendant l’Occupation. Ces chapitres apportent un regard nouveau sur les différentes situations vécues. En effet, nombre de Judéo-Espagnols étaient considérés par les Allemands comme ressortissants de pays neutres ou alliés, ce qui était important pour leur sort. Le livre examine aussi les cas particuliers comme le sort tragique des Juifs grecs. Ensuite, sont exposés la situation des rescapés après leur libération et les effets des déportations sur l’ensemble des familles et de la communauté. L’ouvrage comprend aussi un chapitre novateur sur les engagements des Judéo-Espagnols dans la Résistance face à l’occupant et à Vichy. L’ensemble est soutenu par une importante iconographie.

 

Extrait de la préface de Serge Klarsfeld :

Aujourd’hui cet effort aboutit à un remarquable livre de référence qui comble une immense lacune comme l’avait fait en son temps (1978) le Mémorial de la Déportation des Juifs de France. Cet ouvrage sur le monde judéo-espagnol était indispensable pour que l’on sache ce que cette communauté avait spécifiquement subi pendant la Shoah.

 

Aron Rodrigue, Professeur à Stanford University :

This is a remarkable publication, the result of painstaking work over many years to illuminate the little-known fate during World War II of Jews originating from the lands of the former Ottoman Empire in France. Over 5000 hailing from the primarily Judeo-Spanish communities of the Levant and their descendants were deported by the Nazis to death camps. Many excellent chapters illustrate the various aspects of this tragic history. The book also provides a full list of the names of the deportees. This outstanding work of scholarship is a moving memorial to those members of these communities whose lives were cut short during the Holocaust.

 

Rena Molho, Professeur à l’Université Panteion Athènes :

Among all the commemorative volumes dealing with the destruction of the Jewish Communities of Europe by the Nazis that I have seen, the “Memorial of the Judeo-Spanish Sephardim deported from France” stands out as an extraordinary achievement of serious historical research, made accessible to the general readership and to educators seeking an all-inclusive bibliographical and archival tool. (....)

Beyond its mission as a Memorial, what is most important about this work is that it is the first comprehensive piece of group research that has finally put to light the terra incognita of the fate of the Judeo-Spanish population of Europe, a subject unknown to most, both in the Jewish and the non-Jewish world. Precisely for this reason it lays the ground for new fields of Holocaust research and learning and ultimately enriches the historical consciousness and political awareness.

 

Cet ouvrage a obtenu le Prix 2020 du livre d'histoire consacré à la Seconde Guerre mondiale décerné par la Fondation Ernest et Claire Heilbronn.

Publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, du Mémorial de la Shoah, de l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, de l’Institut Alain de Rothschild, de la Mairie de Paris et du Centro SefaradIsraël. 

 

ISBN 978-2-9560497-1-5 | Éditeur MuestrosDezaparesidos| Date de publication: 2019
Langue: Français | 719 pages | 30 x 23.5 cm | Relié

TÉMOIGNAGES

Bonjour,

 

Je profite de ce mail pour vous remercier de tout cœur pour l’envoi de ce merveilleux livre dans lequel j’ai retrouvé de précieuses références à ma famille, notamment mon papa, Moïse Nissim engagé volontaire au RMVE,  de la famille de ma Maman ayant vécu rue Edmond Rostand à Champigny sur Marne, de ma cousine Gilbert STEG née NISSIM. C’est une mine d’informations malheureusement empreintes de drames et de beaucoup de tristesse, un très beau recueil contre l’oubli.

 

Encore 1000 remerciements.

Je vous souhaite un très bel été.

Très cordialement.

Eve Nicco 

Cher Alain

Juste pour te dire que le livre est bien arrivé et que j’ai commencé à le parcourir. Il est magnifique et je te félicite pour cette œuvre qui immortalisera la mémoire de nos disparus. Je te souhaite de bonnes vacances bien méritées et espère reprendre le contact à la rentrée

Karinyo

Michèle

Monsieur De Toledo bonjour

Pour votre information je suis né en 1933.

J’ai bien reçu votre ouvrage que j’ai parcouru pendant Chabat. J’ai apprécié les premières pages que j’ai bien comprises retrouvant des mots, et surtout cela m’a rappelé mon enfance.

Il y a un passage raconté par ma cousine Gisèle Nadler au sujet de son père Jacques Cohen mon oncle.Quand je viendrai à Paris, je vous raconterai l’histoire particulière de mon Père Samuel Sarfati, son arrestation , sa déportation par le convoi 73 du 15 mai 1944, suite à un malheureux concours de circonstances. Convoi dont vous indiquez à la page 179 que c’est le seul convoi parti de Bobigny non pas pour le camp d’’Auschwitz mais pour Kaunas dans les pays Baltes.

A la page 304 dans la photo j’ai reconnu Robert Mirès que je connaissais.

A la page 101 vous parlez du talmud Torah 25 passage Charles Dallery que j’ai fréquenté , dirigé par M. CATARIVAS cousin de ma Mère.

A la page 85 vous évoquez les épiciers orientaux chez Abramoff devenu après la guerre les 5 Continents. Par mon Epouse je suis apparenté à la famille Abramoff.

Page 85 vous parlez des restaurants que j’ai bien connu après la guerre. Si mes souvenirs sont exacts le restaurant Sotil était tenu par une famille Adjiman.

En continuant à parcourir votre ouvrage d’autres souvenirs me reviendront. J’ai effectué ma Bar Mitsva ‘ al siete » dans le costume redingote blanche, ceinture bleu et toque.

Cordial Chalom.

L.SARFATI

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